Pilotage des traçages, contrôle de l’aérage, surveillance des vieux travaux, établissement de plans souterrains, calculs des réserves. Le géomètre intervient partout dans la mine.

Il est à l’origine de son exploitation en participant activement aux travaux de traçage des galeries amenant aux gisements. Il la surveille et s’inquiète en permanence de l’évolution de son état. Enfin, lorsque celle ci est épuisée, le géomètre continue à lui rendre fidèlement visite, empruntant ses galeries désertées et veillant jalousement sur ses « vieux travaux ». Que ce soit avant l’exploitation, pendant ou après… Il est toujours là. Relation très particulière que celle du géomètre avec la mine.

La bonne direction

Armé de son théodolite, de son trépied et de sa mire, le géomètre doit permettre à une équipe des traçages de poursuivre son avancement en déterminant les nouveaux points de repère que devra suivre le conducteur de la machine pour continuer à creuser dans la bonne direction.
Pour tracer la future route de l’engin, tirer la direction – comme ils disent -, les géomètres fixent des points de repère qui figurent sur les plans et sont matérialisés au fond par des fils à plomb suspendus au toit de la galerie. Il suffira alors aux conducteurs des engins de creusement de suivre ces points disposés par les géomètres tous les 80 mètres environ, pour guider l’avancement de leur machine et creuser ainsi la galerie dans la bonne direction. Positionner ces nouveaux points de repère, déterminer l’axe de traçage, relever les profils pour s’assurer du respect de la pente et du gabarit de la voie : c’est le travail habituel du géomètre minier.
Un travail minutieux et délicat, compte tenu des conditions particulières des exploitations minières souterraines : faible luminosité, humidité, poussière, aérage…autant de contraintes pour un métier de précision qui utilise heureusement des instruments topographiques robustes, étanches, résistants à la corrosion et antidéflagrants.

Suivre la mine jour après jour

Si la principale tâche du géomètre minier est le pilotage des traçages des voies, son activité ne s’arrête pas là. Surveillance des « vieux travaux », contrôle de l’aérage, suivi des répercussions au jour des travaux souterrains par mesures de l’amplitude et de la durée des affaissements, sont le lot quotidien des géomètres. Ils sont chargés également, et ce n’est pas la moindre de leurs activités, de calculer annuellement les réserves exploitables et d’en établir les plannings. Autre mission, peut-être la plus méconnue, le report des plans de mines et les calculs qui s’y attachent. Malgré l’apport du dessin automatique, ce travail demande du temps avec les relevés sur le terrain, la mise en forme des plans et les multiples indications devant figurer sur les documents d’exploitation.
Les nouvelles méthodes de travail et le perfectionnement des appareils ont marqué une nouvelle étape dans le travail des géomètres. Cependant, les spécificités du travail minier, des équipements et des modes opératoires exigent de ces spécialistes, fiabilité, précision et disponibilité. Des qualités que réunissent les géomètres.