Le gaz de mine, ou grisou fait partie intégrante du charbon, à hauteur de 2 à 10 mètres cubes par tonne de charbon.

Pendant l’exploitation, le grisou ou CH4, naturellement contenu, s’échappe par les fractures du terrain. Pour diminuer les risques liés à la présence de gaz dans les galeries, celui-çi est partiellement récupéré par des tuyauteries, depuis les différents travaux miniers, et conduit en surface où il est valorisé en chaufferie ou en centrale thermique.

Après l’exploitation, le gaz de mine continue de migrer du charbon vers son environnement. Il faut donc continuer de le capter et de le valoriser.

Après l’arrêt des pompages, la remontée de l’eau dans la mine empêche le grisou de s’échapper du charbon. Mais l’eau pousse le gaz résiduel vers le haut, ce qui aboutit à la création de concentrations de grisou dans les points hauts. Ces accumulations de grisou atteignent le permien, traversent la nappe phréatique et atteignent la surface. Le gaz gagne également la partie supérieure des puits.

On met en place un système de captage par exutoire en tête des puits et on réalise des forages de décompression, ce qui garantit la maîtrise et la sécurité des sorties du grisou dans l’atmosphère.
Ces dispositifs sont limités dans le temps, car quand l’eau est remontée, il n’y a plus de dégazage dans la mine.