1974-1983 : la tentative de relance

Les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 provoquent une forte hausse du prix du pétrole ce qui redonne au charbon une certaine attractivité. Cette augmentation des produits pétroliers modifie la politique énergétique française et suscite une relance charbonnière. D'abord timide, celle-ci s'accélère en 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Si au plan national, la priorité est donnée au développement du nucléaire, les HBL retrouvent des objectifs d'une certaine ambition qui se traduisent par un maintien de la production autour de 10 millions de tonnes. Devenu le premier bassin français depuis 1974 avec plus de 9 millions de tonnes, c'est sur lui que repose désormais, l'essentielle de la production charbonnière française.

Les efforts de production se concentrent à l'Est et à l'Ouest du bassin. On réouvre le siège de Sainte-Fontaine, pour compenser la baisse des charbons gras (les plus cokéfiables) due à l'épuisement du gisement de Wendel. Par contre l'abandon du secteur Sud est confirmé avec l'arrêt de l'exploitation à Folschviller en 1979.
En 1981, le siège de Merlebach est scindé en deux : le siège Vouters avec ses dressants et le siège Reumaux avec le secteur des dressants de l'amodiation du Warndt et le champ de Cocheren.

La même année, à La Houve, on exploite la veine Albert, la première taille de plus de 3 m d'ouverture. Suite aux bons résultats obtenus, les Pouvoirs Publics autorisent, un programme d'investissements pour moderniser les installations et construire un nouvel ensemble d'extraction et de traitement du charbon, sur le site du puits De Vernejoul puis le construction d'un nouveau groupe à la centrale Emile Huchet à Carling.

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