Le fond de la mine ne se résume pas uniquement au front de taille et à l’abattage du charbon. Le transport est une des activités importantes d’une exploitation et sa logistique doit être sans faille sous peine de paralyser l’ensemble de la production

La mécanisation de la mine a nécessité la mise en place de moyens de transport adaptés. Dans les exploitations modernes, on trouve des kilomètres de galeries que sillonnent en permanence des locotracteurs et monorails utilisés pour l’acheminement des hommes, du matériel et du charbon.

Bien connaître les signaux

Mais rien n’est plus difficile que de manœuvrer une locomotive au fond. D’autant que la pénombre règne en maître, et qu’avec 16 berlines ou wagons de marchandises arrimés cela ne facilite pas les choses.
Lors d’un déraillement, ce qui peut arriver quelquefois du fait des déformations constantes du sol, il faut toute la concentration et le professionnalisme du conducteur pour remettre le train sur la bonne voie.
Pour raccrocher les wagons, la conduite se fait souvent en reculant la locomotive. Et vu la longueur du train cela nécessite souvent l’aide d’un collègue pour accompagner la manœuvre en utilisant les signes codés avec une lampe de mine.
Un rond dans l’air signifie : « continue de rouler ».
Si le rond est lent, il faut rouler doucement.
Un non de la tête veut dire « stop ».
Un assentiment du haut vers le bas signifie « En avant ».
Ces mêmes signes de lampe servent à renseigner les conducteurs lors de travaux sur la voie.

Rien à envier

Dans les galeries, une des priorités est le respect de la limitation des 25km/h réglementaire, ce qui n’est pas toujours facile avec des machines pouvant dépasser les 40 km/h.
Pour le reste, les feux de signalisation sont comparables à ceux du jour et le matériel roulant d’une exploitation minière n’a rien à envier à celui de la SNCF. Quant au téléphone de la locomotive, relié au poste central de secours, il permet, comme à la RATP, de renseigner en permanence le conducteur.