C’est l’action de placer le soutènement , en bois ou en métal, dans les chantiers d’exploitation et les galeries de la mine. Le boisage c’est mettre la galerie ou le chantier en sécurité.

Même si aujourd’hui, le boiseur travaille en grande partie avec des étançons et cintres métalliques, la dénomination de ce métier est restée inchangée.
A l’origine « le boisage » des galeries et des chantiers d’abattage se faisait à l’aide de troncs et rondins de bois. Avec une hache, un bon coup d’œil et un sacré coup de main, on étayait la mine. Cela nécessitait du courage et beaucoup de savoir-faire.
On utilisait, de préférence, le bois de sapin pour ses fibres résineuses qui ont l’avantage et la particularité de se plier et de se déformer progressivement.
Comme disent les mineurs « C’est un bois qui nous parle. » Cela nous permet de voir les pressions de terrain exercées sur le soutènement et de l’entretenir par anticipation.

Ce métier, souvent considéré comme un des plus difficiles, demande une grande expérience professionnelle et une parfaite connaissance de la mine.

Aujourd’hui, le bois a été remplacé pour grande partie par des matériaux métalliques beaucoup plus résistants qui apportent un gain de temps et un confort de travail appréciable.
De nos jours pour boiser une galerie, le mineur utilise principalement des châssis métalliques. Le travail du boiseur consiste alors à installer l’ensemble de ce soutènement. Cette mise en place comprend plusieurs opérations : pose au toit du grillage de protection pour éviter les éventuelles chutes de pierres, installations et mises à niveau des étançons avec les extenseurs, serrage des clavettes, etc…

Avec toujours cette même règle d’or chez les boiseurs : un boisage à chaque mètre d’avancement, sécurité oblige.